Du dermatome au pibu, le lien : le laserponcture
Application clinique au travers de la para et de la tétraplégie

Dr Cécile Jame-Collet

Mots clés :

Bohbot, Dermatome, pibu, méridiens, laser, laserponcture, paraplégie, tétraplégie

Résumé :

L’épiderme est l’interface physique entre le monde du dedans et le monde du dehors. Elle constitue une barrière physiologique aux agressions extérieures. La surface cutanée correspond aux territoires sensitifs radiculaires, les dermatomes, et aux zones de projection des méridiens Jingmai, les pibu.

Le laserponcture repose sur l’association des théories quantiques d’action d’un faisceau infra - rouge inoffensif à celles de l’acupuncture traditionnelle. Il consiste en un apport énergétique sur un point de la surface cutanée. Il crée de manière étonnante chez les blessés médullaires, l’apparition de sensations dans la partie sous - lésionnelle de leur corps. Les patients expriment un langage sensoriel sous forme de picotements, piqûres, fourmis, néant, chaleur, froid, sur la surface ou dans la profondeur de certaines parties de leur corps. Les perceptions décrites rappellent la définition du phénomène de sensation propagée le long des canaux (PSC), telle qu’elle a été rapportée au Symposia de Pékin en 1979.

Les enregistrements des ressentis de 7 patients para ou tétraplégiques, point par point et séance après séance pendant trois mois, sont répertoriés sous forme de tableaux, dans les annexes, en fin d’ouvrage.

Au travers de ces observations, le PSC, déclenché par le laserponcture, semblerait être l’expression verbalisée de l’influx neveux et de l’énergie.

Dans cette hypothèse, le laserponcture possèderait une action à 3 niveaux :

Directement sur la zone cutanée d’application de la sonde laser, avec diffusion de l’influx en sous cutané, peut - être dans le couli (espace virtuel entre le derme et l’épiderme) sur la région du dermatome ou du pibu correspondant. Cette diffusion se ferait de façon concomitante à la polarisation générale de la peau.

Sur les méridiens jingmai, situés en profondeur, grâce aux circuits de diffusion du réseau maillé des fuluo et sunluo, qui permettent la circulation de l’énergie entre la surface cutanée, pibu, et les 12 méridiens jingmai.

Sur le métamère correspondant au dermatome sollicité, ou sur celui situé en regard du point d’application, en raison du décalage entre le niveau vertébral osseux et le niveau métamérique pour les points situés sur la colonne.

Dans les trois cas, l’information semble être transmise au cerveau. En effet, la perception d’une sensation signe, qu’il s’opère une réelle prise de conscience de la zone, exprimée par le dermatome.

Nous constatons une diffusion générale de l’information. Elle semble être sous la dépendance de la polarisation cutanée. Le laserponcture déclencherait la sécrétion et la libération d’une substance d’action générale, inconnue jusqu’à présent. S’agit - il d’une histamine non allergisante ? Quel est son lieu de sécrétion ?

Le laserponcture serait-il le plus petit dénominateur commun entre les deux médecines orientale et occidentale ? En même temps, par l’expression du passage de l’énergie sous forme d’un phénomène de sensation propagée (PSC), il tendrait à prouver l’existence des méridiens.

Dernière mise à jour : 14 octobre 2008


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