4th International Symposium on Experimental Spinal Cord Repair and Regeneration
Brescia, Italie, 25-27 mars 2002

Le laserponcture® : un soin alternatif pour les blessures médullaires  

 

Le laserponcture® est une technique alternative pour l’amélioration des séquelles dues aux blessures médullaires (SCI) avec une perspective de récupération des fonctions motrices, sensitivo-motrices et viscéro-motrices (vessie, rectum, etc.).

Cette technique se décompose en deux principes :

A – L’appareil – Principe technique :
Un laser à infrarouge spécifique fait sur un cahier des charges spécifique et réalisé par l’ENSAM (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers) avec un financement de l’ANVAR (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche). Ce laser a fait l’objet de tests d’évaluation au cours du protocole expérimental au Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) Jules COURMONT à Lyon Sud, service du Professeur Maurice BOUVIER. Aucun effet secondaire n’a été relevé sur plus de 700 patients vus selon un protocole en double aveugle versus placebo.

B – Le réseau – Principe fondamental :
Lors de nos premières recherches, nous nous sommes demandés si le réseau acupunctural classique était fermé ou ouvert. Au cours de nos lectures sur les textes anciens chinois d’acupuncture, nous avons acquis la conviction que le réseau acupunctural classique ne représentait qu’une partie infime du réseau complet. Nous avons donc établi selon nos critères une néo-cartologie des points pouvant être activés par le laser.

C – La sensation propagée dans les canaux :
Pour démontrer l’interaction entre le laser et la néo-cartographie que nous avons élaboré, il nous fallait observer un phénomène cohérent, répétitible sur chaque cas étudié et descriptible. Nous l’avons trouvé en utilisant le Phénomène de la sensation propagée dans les canaux (PSC). Ce PSC aurait été à l’origine de l’acupuncture. Il correspond à la sensation du passage ou de l’écoulement de quelque chose selon le trajet linéaire qui reproduit le tracé d’une partie, d’un méridien dans son ensemble, de plusieurs méridiens ou de ses branches collatérales viscérales en particulier. Le PSC suit le trajet des méridiens décrits traditionnellement dans 80% des cas.

Des variations ont été observées :

  • Il n’existe pas de changement brusque de tracé

  • On peut observer des échanges entre les canaux et le passage de l’un à l’autre.

La sensation d’écoulement a une largeur de 1 à 2 cm au niveau des membres et une dizaine de cm au niveau du tronc. La vitesse de cette sensation est variable, en général de quelques cm à 20 cm à la seconde. Cette propagation peut se faire dans les deux sens à partir du point stimulé. La vitesse est augmentée par la chaleur locale et diminuée par le froid. Dans les sections complètes de la moelle épinière, il disparaît.  Ce PSC est indiscutablement lié au système nerveux. Mais le système nerveux périphérique n’est pas le seul impliqué. Pour certains, le cortex serait le niveau le plus important, une reproduction du réseau canalaire devant exister dans le réseau neuronal cortical, de la même façon qu’il existe une représentation corticale dans l’aire 4 (W. Penfield et Rasmusen, il serait intéressant d’identifier la zone où siège le graphe du réseau au sein de la corticale).

 Les descriptions cohérentes et répétées faites par les patients présentant des niveaux de lésion différents, ne parlant pas français forcément nous ont amené à conclure que le laser rentrait en résonance avec le réseau que nous utilisons et permettait aux blessés médullaires de communiquer avec la partie sous lésionnelle de leur corps d’une façon très précise.

Un autre phénomène s’est ajouté à cette capacité de localiser les parties du corps sous lésionnelles est une polarisation de la peau dès l’action du laser sur un point. Cette polarisation se manifeste sous la forme d’une rubéfaction de la peau avec apparition d’une dermographie, « la ligne blanche », lorsque l’on trace un trait en glissant légèrement l’ongle sur la peau. Nous avons alors évoqué la libération d’un neuromédiateur généralisé sous cutané de type histaminique (?) sous l’action conjuguée du laser et du réseau mis en évidence. Le revêtement cutané joue un rôle important car il est le médiateur entre l’émission laser et le réseau canalaire sous-jacent situé dans la zone hypodermique. Le croisement des informations entre le réseau canalaire et le cerveau se fait par l’intermédiaire des dermatomes qui sont la projection des segments médullaires sur le revêtement cutané.

Par ailleurs, les descriptions des phénomènes ressentis et décrits par les paraplégiques et tétraplégiques quand le laser est en action en sur ou sous lésionnel, nous a conduit à nous poser la question du rôle conducteur de l’influx nerveux de la peau par voie autre qu’électro-chimique neuronale, et d’une diffusion en tout sens de l’influx nerveux et non plus selon l’axe dendrite – axone – synapse. Nous avons envisagé aussi une stimulation neuroendocrinienne particulaire lors de l’activation laser du réseau et des points utilisés. Mais seul un protocole expérimental mené selon les critères scientifiques admis par la communauté scientifique internationale permettra de confirmer ou d’infirmer toutes ces observations.

Albert Bohbot

 

   

 

Dernière mise à jour : 6 avril 2009


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